"UNE MAIN DEVANT UNE MAIN DERRIERE" SOUTIENT LE COMBAT DE GENERATION 62

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Communiqué de l'association de défense de rapatriés : GENERATION 62

 

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RAPATRIEMENT.
RACONTEZ-NOUS VOTRE EXPERIENCE ET VOS DIFFICULTES D’INTEGRATION.


Depuis l ‘arrivée en métropole des français d’Algérie et des harkis, notre mère patrie a géré au tout début le flux massif d’une partie de sa composante (1.200 000 personnes) dans l’urgence tant bien que mal, plutôt mal que bien disent certains.

Les déclarations de la classe politique et médiatique de l’époque sur notre exode en disait long… Heureusement les écrits restent !

Ensuite les premières mesures d’aide à l’accueil et au reclassement furent prises. Pour évaluer les besoins, les différents gouvernements commandèrent les premières études et rapports.

L’évocation de tous ces thèmes a permis au législateur de mettre en place une multitude de lois et décrets, jusqu’à l’adoption de mesures de discrimination positive à l’égard des enfants et des petits enfants de harkis.
Ces mesures nous paraissent justes et bienvenues, même si l’ont peut déplorer les dispositions tardives et les moyens insuffisants mis en place pour traiter dignement, nombre de problèmes découlant de la décolonisation.

Le dernier, date de décembre 2007. A la demande du nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy, le Conseil Economique et Social (CES) a auditionné un large panel d’associations de Français d’Algérie (harkis compris).
Notre association GENERATION 62 était également invitée.

Celles et ceux qui ont pris connaissance de ces rapports, peuvent constater que sont invariablement traités les thèmes de l’indemnisation, de la réinstallation, des retraites – réservées aux rapatriés majeurs au moment du rapatriement – ainsi que « la mémoire », « les cimetières », etc.
Les difficultés spécifiques rencontrées par la communauté harki et ses enfants y occupe également une large place, en revanche, pas une ligne, dans aucun rapport, ne fait référence aux gamins et adolescents débarqués en 1962 des mêmes bateaux que leurs parents.

Lors de son audition au CES, Génération 62 a fait part des quelques remarques exposées ci-dessus au rapporteur M. ZHER ; Pour autant, dans ce rapport non plus, pas une ligne, pas un mot concernant les rapatriés mineurs au moment du rapatriement.
Pas un mot des difficultés rencontrées dans les écoles de la République,
Pas un mot concernant nos hébergements de fortune,
Pas un mot sur nos difficultés d’insertion.

Il est vrai que si 40% des Français d’Algérie étaient mineurs au moment du rapatriement, tous n’ont pas connu les mêmes difficultés. Nombre d’entre eux ont réussi leur carrière, qu’elle soit artistique, politique, administrative, industrielle… De grands noms ont émergés de cette catégorie de mineurs. Pour autant doit-on occulter ceux qui n’ont pas eu la même chance ? Sur ces 400 000 gamins et ados, combien ont connu de graves difficultés liées au rapatriement, ainsi qu’au ressenti « anti-pied-noirs » de la population métropolitaine ?

Pendant des années, ces enfants ont vu rejouer la guerre d’Algérie à la maison, par des parents amers et dépités. Tout comme les enfants de harkis, ils ont dû faire un effort d’adaptation pour apprendre qu’il faudrait désormais appeler le « chiffon de pare-terre » une « serpillière » et que le « potager » était un jardin ou l’on cultive fruits et légumes et non la surface de travail sur laquelle leur mère préparait le couscous dominical.

Tous ces gamins ont-ils eu les mêmes chances que leurs camarades métropolitains ?
Ont-ils eu le même libre accès aux études ?
Ont-ils hérité librement des biens de leurs parents ?
Ont-ils pu reprendre l’entreprise familiale ?
Ont-ils été pris en compte par une cellule psychologique, aidés ou assistés ?
Ont-ils seulement été mentionnés ou reconnus comme une entité à part entière ?

Au regard de l’histoire nous n'existons pas !

S’il est entendu qu’à l’instar de leurs compatriotes majeurs, les français d’Algérie mineurs les plus défavorisés ont été victimes de l’injustice de l’Histoire, pourquoi donc ont-ils été écartés de toutes les mesures de solidarité prises en faveur des rapatriés majeurs, des harkis et de leurs enfants ? ( Comment ont été répartis les 35 milliards d’euros distribués par la Nation ? Combien ont été oubliés ? )

Que ce soit par négligence, par ignorance, ou par volonté, le principe d’égalité n’a pas été observé.

Pour conforter ce point de vue, GENERATION 62 vous invite à témoigner des difficultés d’intégration, d’hébergement, que vous avez rencontrées depuis votre arrivée en Métropole, jusqu’à votre majorité et votre insertion professionnelle.

Racontez-nous votre expérience et vos souvenirs sur cette période. Nous réunirons vos témoignages et nous les publierons en un seul volume, afin de raconter la réalité de ce que fut notre intégration.
Il s’agit de notre histoire, ils ne veulent pas l’entendre, alors racontons la nous-même !


A vos feuilles, vos stylos ou vos ordinateurs !
Faites-nous parvenir vos témoignages à :
Génération 62, Le Mas des Aspres, 87 route de Port la Nouvelle, 11130 Sigean
Ou : generation62@orange.fr

 

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