PIEDS NOIRS SAISIS A TOULOUSE (Epilogue) :

Publié le par pierre

Pour information, le dossier toulousain dont nous vous avons entretenus depuis quelques semaines est enfin clos. L’audience d’adjudication a eu lieu hier (1er juillet) et la vente forcée a pu être évitée.

Si nous sommes soulagés, il s’agit tout de même d’une victoire en demi-teinte, car les gens concernés ont dû recourir à un montage financier hasardeux pour se sortir d’affaire.

Du côté de la MIR (Mission Interministérielle aux Rapatriés), rien ! S’abritant derrière une loi mal ficelée, notre noble organisme de tutelle a décidé que ce couple de presque 80 ans n’avait qu’à finir ses jours dans un foyer, une fois leur maison vendue aux enchères.

Quelle honte, lorsqu’on sait qu’un mot de son président aurait suffi à stopper la machine judiciaire !

Pour la petite histoire, nous rappelons à l’équipe de fonctionnaires qui dirigent la MIR, que si ce couple avait été dédommagé par l’Etat français, des biens laissés en Algérie, jamais il n’aurait eu à faire face aux difficultés économiques, morales et judiciaires qu’il vient d’affronter.

Du coté administratif, Préfecture en tête, incompétence et désintérêt. « Les pieds noirs, ça suffit ! » Réactions pitoyables de la Commission de désendettement et des ministères concernés.

Du point de vue de la Justice, la loi a tout simplement été bafouée par un juge notoirement connu pour ses positions anti pieds noires…

Côté associations de défense, la zizanie la plus totale. Beaucoup de bruit, beaucoup de fanfaronnades et peu d’actes. Un peu comme les brochets : trois quarts de gueule, un quart de queue.

Côté politique, des courriers visant à se disculper, trois p’tits coups de téléphone et puis s’en vont. Silence gêné face à l’injustice et à la misère humaine. Lâcheté et regards détournés, un peu comme lorsqu’une fille se fait violer dans le train, juste à côté de vous. Et pourtant, c’est bien à cause de leur manque de courage et d’engagement qu’une telle infamie a pu se produire.

Seules la solidarité et la détermination de quelques-uns (amis, famille et militants concernés) a permis de soutenir ce couple âgé, malade, et de trouver in extremis une issue à un problème que la classe politique s’est montrée inapte à résoudre en 50 ans. En dépit des recommandations du Conseil Economique et social* et des promesses post-électorales formulées par le Président de la République lui-même.

Quoi qu’il en soit, nos compatriotes resteront chez eux. On ne les expulsera pas une deuxième fois.

Mais il reste d’autres batailles à mener. L’une dans le Var, l’autre dans l’Aude, pour évoquer les dossiers les plus pressants. Ces combats sont loin d’être gagnés mais notre détermination est totale.

Coûte que coûte, UNE MAIN DEVANT UNE MAIN DERRIERE se battra à leurs côtés, et nous vous invitons tous (car c’est de vous qu’il s’agit) à nous soutenir dans ces prochains rounds – car s’il existe bel et bien un combat concernant les pieds noirs, c’est ici qu’il se livre.

 

RDA

*Le rapport du CES est consultable à l'adresse suivante :

http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/07122628.pdf

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Publié dans PIEDS NOIRS

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Mohamed BELLEBOU 24/08/2010 01:02


une vente d' un rap trie dites nous le au moins par le telephone que vous connaissez et de plus fecebook Mohamed bellebou harkis facebook, nous saurons etre la avec les deux mains devants