NON au 19 mars 1962 (ARTICLE A IMPRIMER ET A ADRESSER A VOTRE MAIRIE)

Publié le par RDA

Mr (Mme) Nom Prénom                                                                     Lieu et date

Adresse


 

Monsieur (Madame) le Maire de Nom de votre ville

Adresse de la Mairie

 

 

 




Monsieur (Madame) le Maire,

 


 A l’heure qu’il est, la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie) vous aura peut-être déjà demandé l’autorisation d’utiliser le Monument aux Morts de notre ville, le 19 mars prochain, afin d’y commémorer la mémoire des militaires morts en Algérie.


La FNACA conteste en effet la date officielle du 05 décembre retenue par le Gouvernement, et revendique celle du 19 mars 1962, date d’application du cessez-le-feu en Algérie.


Je me permets de porter à votre connaissance, le fait que la quasi-totalité de la communauté rapatriée d’Afrique du Nord, toutes confessions confondues, ressent la commémoration du 19 mars comme une provocation et une insulte, ravivant inutilement les plaies encore mal refermées de la guerre d’Algérie.


Le choix de la date du 05 décembre retenue par le Gouvernement, fut le fruit du travail d’une commission réunissant les douze associations les plus représentatives d’Anciens Combattants de toutes les guerres. Après discussion et un vote démocratique, 10 associations (représentant 800.000 adhérents, soit la majorité absolue) ont opté pour le 05 décembre, date à laquelle avait été inauguré, en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly.

Au cours de cette séance, l’ARAC s'est abstenue et seule la FNACA s'est opposée à ce scrutin, refusant depuis de se soumettre à une décision prise démocratiquement par l'ensemble du monde Ancien Combattant.


Pour faire suite à cette décision, le Président de la République institua le 5 décembre, journée Nationale d’Hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, par décret n° 203-925 du 26 septembre 2003.
La date du 05 décembre a ensuite été entérinée par l’article 2 de la loi N° 2005-158 du 23 février 2005 portant Reconnaissance de la Nation.


La date du 19 mars 1962, que la FNACA souhaiterait imposer comme date officielle de la fin de la guerre d’Algérie, correspond en réalité à une application unilatérale du « cessez-le-feu » en Algérie, observée par la seule Armée française. En aucun cas le 19 mars 1962 ne peut être considéré comme la fin du conflit, pour deux raisons simples :

 - Les « accords » d’Evian n'ont jamais eu aucune valeur juridique internationale, du fait que seuls deux Etats sont habilités à signer ce type de document.

 - Il y eut sept fois plus de morts entre le 19 mars 1962 et la fin de l’exode des européens d’Algérie, qu’en huit années de guerre !

150.000 harkis, 25.000 français et plusieurs centaines de militaires métropolitains furent en effet victimes du FLN, après 19 mars 1962.

 

 

Ce dernier élément n’ayant pas plus échappé aux membres de la Commission représentative des Anciens Combattants, qu’aux gouvernements successifs de la Vème République, le général De Gaulle lui-même, suivi par Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Mitterrand et enfin Nicolas Sarkozy, se sont en effet tous opposés à la célébration du 19 mars 1962.

Vous viendrait-il à l'esprit, Monsieur (Madame) le Maire, de participer à une commémoration de l'armistice du 22 juin 1940, comme si ce dernier avait ouvert une ère de paix et de bonheur en France ?


L’acharnement de la FNACA à refuser les règles démocratiques, le zèle déployé pour multiplier les célébrations illicites du 19 mars, ainsi que la collaboration (innocente ou volontaire) de certains représentants de l’Autorité Civile, poussant la provocation jusqu’à baptiser des rues du « 19 mars 1962 – Fin de la guerre d’Algérie », sont à la fois offensants et dommageables. Non seulement en terme d’intégration et d’identité pour les rapatriés d’Afrique du Nord et leurs descendants, qu’ils soient enfants ou petits-enfants de rapatriés, mais aussi en terme d’image pour la France et les valeurs qu’elle défend.


On peut certes contester le choix du 5 décembre, considérant qu’il ne correspond à aucun évènement « clé »du conflit algérien, mais on ne peut refuser à cette date l’avantage d’être neutre, respectueuse des sensibilités de chacun, exempte de toute considération politique, philosophique ou religieuse, et uniquement tournée vers l’hommage aux morts. Car il ne s’agit, ni de commémorer une date, ni de célébrer une victoire ou de pleurer une défaite, mais tout simplement d’honorer sur l’ensemble du territoire national, la mémoire de ceux qui, indépendamment de leurs propres convictions, ont disparu dans ces combats et ces évènements.


Je me permets enfin de vous informer qu’à l’initiative des rapatriés d’Algérie et d’une multitude d’associations de la Diaspora, vient d’être créé un Collectif « NON A LA COMMEMORATION DU 19 MARS 1962 », lequel s’élèvera progressivement sur l’ensemble du territoire contre les célébrations du faux armistice perpétrées par la seule FNACA , au mépris même du calendrier officiel des commémorations patriotiques.


Il nous est en effet devenu insupportable que la participation malicieuse des autorités civiles, militaires, ainsi que celle des élus, encourage cette fédération très active, qui occupe puissamment l’espace politico-médiatique, mais qui demeure minoritaire, à dicter sa volonté en bafouant la Loi de la République dont vous êtes l’un des garants.


Ainsi, je nourris l’espoir, Monsieur (Madame) le Maire, que vous saurez accéder à notre requête et qu’au regard des motifs évoqués, vous refuserez dorénavant d’alimenter les provocations de la FNACA à l’égard de la communauté rapatriée d’Afrique du Nord, en lui concédant par exemple l’utilisation du Monument aux Morts à la date du 19 mars, en participant auxdites manifestations illicites ou en acceptant de baptiser quelque lieu public de notre cité, du nom de « 19 mars 1962 ».

A cette dénomination, nous préfèrerions par exemple la formule « Rue des Anciens Combattants en AFN 1952/1963 ».

 

Me tenant à votre disposition pour toute précision et dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur (Madame) le Maire, à mon attachement indéfectible aux principes républicains dont le premier magistrat de notre commune doit être le garant.




Nom Prénom

COLLECTIF « NON A LA COMMEMORATION DU 19 MARS 1962 »


  

Signature

 

Publié dans PIEDS NOIRS

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Marc Boronad 02/05/2011 09:30


A tous les pieds-noirs de Facebook : Dans son discours du Premier mai 2011, Marine a saupoudré d’un peu de sel nos vieilles blessures mal cicatrisées en faisant référence à De Gaulle. N’oubliez
pas, Marine, cette vieille expression française : « Qui trop embrasse mal étreint. »