Lettre de Georges SARRAF à Didier BOROTRA, Dpté-Maire de Biarritz

Publié le par pierre

Spoliés en 1962  Union Syndicale de Défense Toujours spoliés en 2011

des intérêts des Français Repliés d’Algérie

Populations déplacées contre leur gré

Association loi 1901-JO n°6894 du 3 août 1965 SIRET 42434851400011

-------------------------------------------------- U.S.D.I.F.R.A.-----------------------------------------------

Membre fondateur et animateur du C.N.S.R. (Conseil National supérieur des rapatriés)

Membre du Comité de Liaison des Associations Nationales Rapatriés

 

 

Georges SARRAF                                                               

Délégué Régional                                                                                                                                      

16340 L’ISLE D’ESPAGNAC                                                          

Tél  :  05.45.69.29.02

Fax : 05.45.68.71.54                                             

 

 

                                                                          

 

 

 

 

                                   Analyse sur la date du 19 Mars 1962

 

La FNACA s’efforce par idéologie largement inspirée par le parti communiste, de promouvoir le 19 MARS 1962, date anniversaire du cessez le feu suite « aux accords d’Evian », pour commémorer le souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie.

Or, le 19 MARS 1962 :

-          concrétise la victoire politique du FLN, vaincu militairement, il s’agit d’une capitulation sans précédent  dans notre histoire !

-          n’a pas mis fin aux combats, le cessez le feu n’ayant pas été respecté par le FLN.

Après ces prétendus « accords », l’armée Française, la Gendarmerie et la police ont reçu l’ordre de ne plus intervenir et, de ce fait, entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, plus de 150000 personnes furent assassinées ou disparurent, soit plus de 6 fois les pertes militaires de 1954 à 1962, entre autres :

-          Le siége de Bab el Oued, le 23 mars 1962, pilonnée par les canons de la gendarmerie mobile et mitraillée par les T6 de l’armée de l’air.

-          La fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, où une unité de tirailleurs Algériens ouvrit le feu sur la foule, pacifique et désarmée : 82 morts et plus de 200 blessés. 

-          L’extermination épouvantable du commando GEORGES le 27 avril 1962, les Harkis désarmés furent livrés aux bourreaux du FLN pour une boucherie sans nom.

-          Les massacres du 5 juillet 1962 à ORAN, plus de 2000 morts, alors que l’armée Française avait reçu l’ordre formel du général Katz, criminel contre l’humanité, de rester dans ses casernes.

-           Les 300 jeunes du contingent disparus après le 19 Mars 1962, dont on n’eut plus de nouvelles.

 

En conséquence, célébrer le 19 MARS 1962, et vous le célébrez, est :

-          Contradictoire avec la vérité historique

-          Humiliant car le choix de cette date concrétise un processus d’abandon ayant rendu vain le sang versé.

-          INDIGNE du souvenir de tous ceux qui, au nom de la France, ont travaillé, instruit, soigné, réalisé, souffert, combattu ou laissé leur vie en Afrique du Nord et dans les campagnes d’Italie, du Mexique, de France en 1870, en 1914-1918, du Rif, en 1939-1945, en Indochine.

-          ILLEGAL puisque la loi du 9 décembre 1974 a fixé au 2 juillet 1962 la fin des opérations en Algérie, ouvrant droit aux titres de guerre et à la qualité de combattant.

-          ANTINATIONAL, puisque l’état Algérien a émis un timbre officiel célébrant cette date comme victoire militaire de l’ALN sur l’Armée Française (sic)

-          ANTIDEMOCRATIQUE, puisque tous les chefs d’état de la France ont refusé d’officialiser cette date et qu’une consultation menée par le ministre des anciens combattants le 24 septembre 1981 a établi que 26 associations sur 29 l’ont récusée !!

Enfin, la date choisie, est celle du 5 décembre.

Vous pourriez, également, célébrer la chute de Dien Bien Phu orchestrée par Mendès France, le 7 mai 1954, et pourquoi pas la fin de la débâcle le 22 juin, date de la signature de l’armistice en 1940 ! Le 19 mars 1962 restera dans l’histoire de France le seul cas honteux de capitulation sans conditions alors que la victoire militaire était acquise.

 

 

J’ose espérer que cette précision vous ouvrira les yeux, car, nous Français repliés d’Algérie, de toutes confessions au moment du quarante neuvième anniversaire de notre exode, considérons que fêter le 19 mars est une véritable insulte à nos morts.    

 

 

 

                                                                                             Georges Sarraf.

                                                                               Chevalier de l’Ordre National du Mérite

 

 

    

Publié dans PIEDS NOIRS

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